lundi 25 juin 2012

DIVERSES INFORMATIONS

INFORMATIONS NATIONALES

- Voici le lien vers un article du Monde du 22 juin, qui explique le départ de Nicole Bricq du Ministère de l'Ecologie :
http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/06/22/comment-le-petrole-de-la-guyane-a-eu-raison-de-la-ministre-de-l-ecologie_1723112_3244.html

Nous pouvons penser que les lobbys se montreront tout aussi influents en ce qui concerne le gaz de schiste.


- Voici le lien vers la page du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, à laquelle vous trouverez la carte des demandes et des permis attribués (permis de recherche), donnant accès à la fiche technique de chaque permis :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/-Permis-de-recherche-carte-des-.html

INFORMATIONS LOCALES

- D'après nos informations, le Conseil Départemental de Développement Durable du Lot s'est réuni le 15 juin pour s'informer sur les GDS, et a fait venir un expert canadien Mr Bonipelli . A la suite de cette réunion, il s'est prononcé contre tout forage de GDS sur le permis de Cahors et a demandé au Conseil Général de voter une motion refusant la mise en place des GDS sur le département  et demandant au gouvernement d'arrêter le processus des GDS . Cette motion  sera envoyée au gouvernement .
De plus, le 20 juin le Conseil a reçu une délégation du Conseil Général du Lot  et Garonne composée de 5 conseillers et de responsables techniques qui venait s'informer sur la problématique GDS et rencontrer un représentant de la société 3 Legs Oil and Gas et un représentant des foreurs . Il semble que ces deux personnes n'aient pas convaincu, dans la mesure où elles avaient été incapables de répondre au problème de la gestion de l'eau polluée .
Le Conseil Départemental de Développement Durable du Lot est composé de 40 membres qui sont nommés; il est présidée par Geneviève Lagarde .

- Le collectif de Castelnau-Montratier va utiliser le tour de france cycliste qui passe sur son territoire pour faire entendre l'opposition des populations contre les GDS . Le 20 juillet on se re-mobilise !
Toutes les infos sur cette action vous seront transmises au fur et à mesure.

- Le Collectif de la Basse Vallée du Lot (en cours de création sur le secteur de Luzech/Prayssac/Puy l'Evêque) s'est doté d'une adresse courriel :

ngsvalleedulot@hotmail.fr

mercredi 6 juin 2012

Gaz de schiste : infos recueillies lors d'une réunion électorale à laquelle participait Nicole Bricq (en Seine et Marne)

Compte rendu d'une réunion électorale , à  laquelle participait Nicole Bricq à Egreville le 31 mai 2012

Ce que j'ai retenu de son intervention au sujet des gaz et pétrole de schiste :

Un objectif de transparence ,  tous les permis en cours d'instruction , toutes les nouvelles demandes des compagnies bref " tout ce qui est dans les tuyaux " sera disponible sur le site du ministère de l'écologie.

Deuxième objectif :Une remise à plat ? , nous ne sommes pas pressés " après on verra " , mais la loi Jacob ne règle rien à-t-elle précisé.

Troisième objectif : Une refonte du code minier

Au cours des questions elle a montré être au courant des mouvements des collectifs et de leur structure informelle et instable aussi que des réseaux  de vigilance . Elle recommande aux associations et collectifs de rester mobilisés . Cette dernière remarque me laisse songeur . Doit-on l'interpréter comme un aveu de faiblesse fasse aux pressions de  l'économie et des lobbys , dont elle n'a pas parlé , mais que l'on devine.

Ce que j'en conclus , c'est que bien évidemment il faut rester mobilisés. Les associations représentatives seront probablement consultées , les collectifs eux , de par leur absence de structure ne le seront pas. Alors ne serait-il pas opportun de créer une structure associative regroupant les adhérents de tous les collectifs de France de façon à peser dans le débat ? Dans le cas contraire , nous serons limités aux actions citoyennes , manifestations sur le terrain, ce qui est déjà beaucoup mais il me semble regrettable que la voix de la société civile ne puisse se faire entendre qu'au travers des associations qui accepteront de participer au débat ( hérisson ou autre ) .

Vos commentaires seront précieux pour pressentir quelle voie les collectifs semblent privilégier.

Philippe Le Corneur, du collectif Stop au pétrole de schiste 77

L'exploitation du gaz de schiste serait aussi nocive pour le climat que le charbon

Par Hervé KEMPF - LE MONDE

Si le gaz de schiste est décrié pour les dégâts environnementaux que sa production entraîne, il pouvait se targuer d'un atout écologique : sa combustion dans les centrales électriques entraîne moins d'émissions de CO2 (dioxyde de carbone) que la combustion du charbon - 44 % de moins, selon l'America's Natural Gas Alliance, l'association professionnelle du gaz aux Etats-Unis.

Quant à l'émission de gaz à effet de serre lors de la production de gaz de schiste, elle était considérée jusqu'à présent comme négligeable. Mais ce postulat est sévèrement mis en cause par une série d'études scientifiques. Selon ces analyses, la production de gaz de schiste a un bilan en gaz à effet de serre équivalent, voire supérieur, à celui du charbon.

L'explication de ce paradoxe tient au fait que le gaz naturel - aussi appelé méthane (CH4) - a un coefficient de réchauffement supérieur de vingt-cinq fois à celui du dioxyde de carbone - voire soixante-douze fois sur les vingt premières années de son émission, en raison d'un temps de résidence dans l'atmosphère différent de celui du CO2. La présence de méthane dans l'atmosphère a donc un effet important.

Or la production de gaz de schiste entraîne un relâchement important de méthane. Quand les fluides utilisés pour fracturer la roche sont pompés pour être ramenés vers la surface, ils entraînent avec eux des bulles de gaz naturel qui vont se disperser dans l'atmosphère. De plus, la remontée du gaz à l'ouverture du puits se traduit pendant quelque temps par une fuite supplémentaire de méthane. Enfin, les différents gazoducs et autres équipements techniques sont aussi sources de fuites.

PIRE QUE LE CHARBON ET LE PÉTROLE

Jusqu'à récemment, les émissions liées au gaz de schiste étaient estimées selon des valeurs officielles établies par l'Agence de l'environnement des Etats-Unis (EPA) en 1996. En 2011, une équipe de chercheurs menée par Robert Howarth, de l'université de Cornell, a abouti à la conclusion que les puits de gaz de schiste laissaient fuir jusqu'à 8 % du méthane pendant leur durée d'exploitation.

Cette étude, publiée dans la revue Climate Change Letters, s'appuyait sur une revue approfondie des données disponibles. Selon Robert Howarth, "du point de vue climatique, le gaz de schiste est pire que le gaz conventionnel, mais aussi que le charbon et que le pétrole".

En février 2012, une autre équipe de chercheurs de l'université du Colorado a publié dans le Journal of Geophysical Research une étude confirmant le constat. Mais la méthode ici utilisée était expérimentale : des relevés physiques ont été effectués dans une campagne de mesures par un véhicule doté d'équipements sophistiqués.

Les échantillons d'air prélevés dans la région de Denver-Julesburg, au nord-est du Colorado, où vingt mille puits exploitent le gaz de schiste, ont ensuite été analysés en laboratoire. Cela conduit à constater que des fuites de méthane se produisent dans une fourchette de 2 % à 8 % du gaz produit, une valeur de 4 % étant la plus probable - le double de la valeur retenue par l'EPA. Cette analyse ne prend pas en compte les fuites qui peuvent se produire dans les gazoducs.

"On a conduit une autre campagne de mesures dans l'Utah, dont on espère publier les résultats avant la fin de l'année, avance Gabrielle Pétron, qui a conduit la recherche. On va aussi mener une campagne de mesures par avion." D'autres études sont en cours en Pennsylvanie et au Texas. Le débat scientifique est loin d'être clos, mais la "virginité" climatique du gaz de schiste appartient au passé.

RISQUE SUPÉRIEUR DE CANCER

D'autres études soulignent par ailleurs l'effet de pollution atmosphérique liée à l'exploitation du gaz de schiste. Il n'y a en effet pas que du méthane qui fuit, mais aussi de nombreux autres hydrocarbures nocifs pour la santé, tel que le benzène.

Dans une étude parue en mars 2012 dans Science of Total Environment, Lisa Mc Kenzie et d'autres chercheurs de l'université du Colorado ont comparé deux groupes de personnes vivant près et loin de puits de gaz de schiste. Ils concluent que les premiers encourent un risque supérieur de cancer en raison d'une exposition plus importante aux hydrocarbures volatils.

Cette multiplication d'études n'a pas encore entraîné de réponse officielle, mais elle alimente un besoin de réglementation de plus en plus fort aux Etats-Unis. Jusqu'à présent, explique dans un courriel Jesse Coleman, de Greenpeace USA, "la réglementation de la fracturation hydraulique a largement été laissée au niveau des Etats - qui sont beaucoup plus faibles -, en raison de la résistance de l'industrie à une loi fédérale".

Un des enjeux cruciaux consiste à obliger les entreprises à révéler les produits chimiques qu'elles utilisent dans la fracturation hydraulique. L'EPA doit rendre durant l'été un projet de réglementation - qui comprendrait des mesures pour limiter les fuites de méthane - en vue d'une application en 2015. La bataille des lobbies ne fait que commencer.

Hervé Kempf

jeudi 31 mai 2012

Stands anti-GDS

Nous vous confirmons la présence de stands anti-gaz de schiste ce week-end :
- samedi 2 juin à Gindou Festi-Citoyen, par le Collectif de la Bouriane
- dimanche 3 juin à la journée "Découvrez les énergies de la transition" à Prayssac, par le Collectif (en cours de création) de Prayssac

Courriers aux candidats

Le Collectif Figeacois a envoyé un courrier aux candidats aux élections législatives de la circonscription de Figeac.
Le Collectif de Cahors s'occupe de la circonscription de Cahors.
Les réponses seront publiées sur le blog.

Création du Collectif Figeacois

Lors de la réunion du 23 mai à Figeac, à laquelle 40 personnes étaient présentes, le Collectif Figeacois a été créé. Son adresse courriel est :
nongazdeschistefigeac@gmail.com

Elle a été ajoutée dans l'onglet "COLLECTIFS"

mardi 29 mai 2012

Périmètres ministériels : La question des gaz de schiste va être partagée entre Bricq et Montebourg

Bonsoir,

Voici des extraits de l'article publié sur le site actu-environnement.

Périmètres ministériels : l'Ecologie devra composer

Les attributions des ministres sont maintenant connues. Si le périmètre de l'Ecologie est vaste, les dossiers sensibles, et en premier lieu l'Energie, dépendent aussi d'autres ministères.
"Le ministre de l'Ecologie (…) prépare et met en œuvre la politique du gouvernement dans les domaines du développement durable, de l'environnement et des technologies vertes, de l'énergie, notamment en matière tarifaire, du climat, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l'équipement, de la mer, à l'exception de la construction et de la réparation navales, ainsi que dans les domaines de la pêche maritime et des cultures marines", stipule le décret d'attribution.
(...)Cependant, l'étendue des pouvoirs de la ministre devra être validée par les arbitrages ministériels, puisque de nombreux dossiers seront gérés en liaison avec d'autres ministres intéressés. C'est le cas de la politique énergétique, des installations classées et de la politique industrielle en matière de transport qui seront gérées conjointement avec Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif. En effet, certains d'entre eux, et en particulier le dossier des gaz de schiste, lui reviennent aussi.
(...)Arnaud Montebourg, apparaît d'ores et déjà comme un interlocuteur de choix. Ceci est particulièrement vrai s'agissant de la politique énergétique. En effet, si Nicole Bricq "élabore et met en œuvre la politique de l'énergie", elle ne dispose pas d'une grande autonomie puisque, le décret fixe deux priorités : "assurer la sécurité d'approvisionnement et la lutte contre le réchauffement climatique". Le texte stipule aussi que la compétence liée à "la politique des matières premières et des mines en ce qui concerne les matières énergétiques" est assurée conjointement avec Arnaud Montebourg. Reste à savoir si la ministre parviendra à défendre l'interdiction de l'exploration des gaz de schistes face au corps des Mines, conformément au projet de loi qu'elle a déposé au Sénat. (...)



Vous trouverez l'article complet 
ICI

Le risque est que soit uniquement mise en avant la création d'emploi locaux dans l'exploitation des gaz de schiste, sans tenir compte des emplois qui seraient sacrifiés à cause du désastre écologique qui en découlerait (agriculture, tourisme,...).
Nous vous tiendrons informés de l'évolution du dossier, mais aussi des actions proposées et mises en oeuvre tant au niveau local qu'au niveau national. Toutes les suggestions sont bien sûr les bienvenues et seront relayées.